Déballer un colis, montrer un produit en main, dire franchement ce que l’on en pense : ces gestes simples sont devenus un service que des marques sont prêtes à payer. Pour qui cherche un revenu complémentaire depuis chez soi, c’est l’une des pistes les plus accessibles du moment, car tout se passe à la maison, avec un smartphone.

Pourquoi ? Parce que les marques ne se contentent plus de publicités léchées. Elles veulent des vidéos qui ressemblent à celles que leurs clients regardent déjà sur TikTok, Instagram ou YouTube, et elles en confient une partie à de simples créateurs.

Dans ce guide, nous détaillons comment fonctionne cette nouvelle méthode, ce qu’elle demande, à qui elle convient et ce qu’elle ne garantit pas, pour que vous puissiez décider en connaissance de cause.

1. Un second revenu depuis chez soi : ce que les marques achètent vraiment

UGC signifie « user-generated content », soit du contenu créé par des utilisateurs plutôt que par une agence. Concrètement, des marques paient des personnes ordinaires pour tourner de courtes vidéos authentiques sur leurs produits : un déballage, une démonstration, une première impression honnête. Ces vidéos servent ensuite dans leurs publicités et sur leurs réseaux sociaux.

Des plateformes et des agences font le lien : les marques y publient des briefs rémunérés, les créateurs y répondent avec leur travail. Pour vous, c’est un service que vous pouvez proposer plutôt qu’une offre d’emploi à laquelle répondre : vous présentez ce que vous savez filmer, puis vous retenez les briefs qui vous correspondent.

Une femme assise à une table présente des produits de maquillage face à un smartphone monté sur trépied, dans un salon lumineux
Une table, la lumière d’une fenêtre et un téléphone sur pied : le décor type d’une vidéo produit tournée à la maison.

Un gros compte n’est pas nécessaire. La vidéo est destinée aux canaux de la marque, pas aux vôtres : ce qui compte, c’est d’être à l’aise devant un téléphone et capable de rendre un produit crédible en quelques secondes.

Cette nouvelle méthode de revenu s’inscrit dans une tendance du marketing : les marques recherchent des vidéos qui paraissent spontanées, tournées comme le ferait un client, et elles en commandent à des créateurs plutôt que de tout produire en interne.

Vous serez redirigé vers le site de Youdji, une société indépendante sans lien avec searchyt.com.

2. Comment ça marche : de la mission à la vidéo livrée

Si vous vous demandez comment ça marche concrètement, le déroulé est assez simple et suit presque toujours les mêmes étapes.

  1. Créer un profil de créateur. Un portfolio rassemble quelques vidéos d’exemple, vos tarifs et le matériel dont vous disposez.
  2. Trouver une mission. Une marque publie un brief (produit, format, durée, ton souhaité) ou repère un créateur dans un portfolio.
  3. Filmer à la maison. Un coin de table, une lumière douce et votre téléphone : le brief précise ce qu’il faut montrer.
  4. Monter légèrement. La plupart des briefs demandent quelques coupes et des sous-titres, dans un format adapté à TikTok, Instagram ou YouTube.
  5. Livrer et être payé par projet. La marque valide la vidéo, parfois après une demande de révision, puis le paiement est versé pour ce projet.
Smartphone sur pied et éclairage simple : l’essentiel d’un tournage à domicile.

Il s’agit de missions freelance, payées par projet approuvé : ce n’est pas un emploi salarié, et chaque projet est indépendant du suivant.

3. Ce qu’il faut pour démarrer à la maison

Pas besoin d’un studio, mais quelques bases sont attendues. Ce type de programme demande généralement trois choses :

  • Un portfolio de créateur présentant des vidéos d’exemple, vos tarifs et le matériel de tournage dont vous disposez.
  • De quoi filmer et monter de courtes vidéos adaptées aux formats TikTok, Instagram ou YouTube : un smartphone, un pied ou un stabilisateur, une application de montage simple.
  • Des coordonnées bancaires pour recevoir vos paiements par virement et permettre l’établissement de vos factures.
Un smartphone fixé sur un stabilisateur devant un fond vert, avec un fauteuil en cuir flou au premier plan
Un stabilisateur de smartphone : un accessoire courant pour obtenir des plans bien tenus.

Le reste s’apprend en filmant : un fond rangé, une lumière douce face à vous et un son clair comptent davantage qu’un équipement coûteux.

4. À qui s’adresse cette nouvelle façon de gagner un extra

Cette activité convient aux personnes à l’aise pour se filmer, ou pour filmer un produit, avec un téléphone, et qui cherchent un travail par projet, flexible, à faire chez elles. Comme source de second revenu, elle se glisse dans un emploi du temps existant : les vidéos se tournent à la maison, au moment de votre choix.

Elle convient moins si vous recherchez un salaire fixe ou si vous n’aimez pas recevoir des retours sur votre travail : une marque peut demander une retouche avant de valider la vidéo.

Tourner chez soi, dans une pièce qui sert de décor : le naturel est précisément ce que recherchent les marques.

5. Où s’inscrire : ce que publie la plateforme

Pour se lancer, il faut passer par une plateforme qui met créateurs et marques en relation. Voici ce que l’une d’elles publie sur son propre site.

Youdji se présente comme une place de marché européenne de l’UGC, où plus de 3 000 marques et agences trouvent et réservent des créateurs vérifiés. Selon Youdji, la création d’un profil de créateur et d’un portfolio est gratuite et ne demande aucun abonnement, et les créateurs y fixent eux-mêmes leurs tarifs et leurs formules : une vidéo seule, un lot de trois vidéos, des accroches supplémentaires, les rushes ou les droits de diffusion publicitaire.

Côté paiement, Youdji précise qu’il n’y a aucun frais mensuel et que sa commission de 20 % n’est prélevée que sur les commandes terminées. Elle ajoute que la marque finance la commande en séquestre avant le début du tournage, et que le paiement est envoyé par virement bancaire une fois le contenu livré approuvé.

Selon Youdji, la plateforme opère en Europe et en Amérique du Nord, avec des portails de créateurs localisés en français, allemand, espagnol, italien, portugais et anglais.

Pour savoir si votre profil et votre pays correspondent aux briefs ouverts, le plus simple est de consulter les conditions sur le site de la plateforme.

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6. Les limites réelles de ce complément de revenu

Une activité sérieuse se juge aussi à ses limites. Voici ce qu’il faut avoir en tête avant de se lancer :

  • L’acceptation n’est pas automatique. Chaque candidature est examinée, et les catégories très demandées peuvent passer par une liste d’attente.
  • Les missions dépendent des briefs ouverts. Il faut qu’une marque cherche un créateur dans votre niche, pour votre profil et dans votre pays.
  • La rémunération se fait par projet. Il n’y a ni salaire ni nombre de briefs garanti.
  • Le montage fait partie du travail. La plupart des briefs demandent des coupes et des sous-titres, et certains exigent une révision avant d’être validés.

Ce n’est donc pas une solution miracle, mais une façon structurée de proposer un service à des marques depuis chez soi, à son rythme.